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28 février 2011

Trois drames

Un garçon qui n’a pas encore 16 ans, orphelin de père et de mère, est en rétention et risque l’expulsion vers la RDC ! Paris : le père de deux collégiens risque d’être renvoyé en Chine dans les tout prochains jours ainsi que le père d’un enfant de 6 ans.

Ce n’est pas la promotion de Guéant au poste de ministre de la Rafle et du drapeau qui risque d’arranger les choses, la seule issue pour ces trois personnes reste la mobilisation : mails, fax, coups de téléphone (sans injure ni diffamation) aux responsables pour leur faire savoir que leur démagogie ne passe pas. A chacun des préfets responsables mais aussi aux collaborateurs les plus proches de M. Sarkozy au ministère de la Rafle et du drapeau et à l’Elysée.

Rappel : Le nouveau BLISS est arrivé : http://resf.info/article34666.html

Pour fêter le départ de M. Guéant : claude.gueant@elysee.fr

Pour déplorer son retour : claude.gueant@interieur.gouv.fr

Ministère de la Rafle et du Drapeau en réorganisation : Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Secrétaire général : secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr Au ministère de l’Intérieur Guillaume Larrivé (Directeur-adjoint du cabinet qui était déjà en charge des expulsions quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur) guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

A mois que vous ne préfériez son blog : g@larrive.com ou encore FaceBook : facebook/guillaumelarrive

Idem pour jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire


Et là où se prennent les décisions : Elysée fax : 01 47 42 24 65
 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html Maxime Tandonnet (conseiller immigration, rédacteur de l’immortel discours de Grenoble) maxime.tandonnet@elysee.fr 



RAFLE PAR LA POLICE AVEC HUIT AUTRES MINEURS DANS SON FOYER DE L’ASE A AMIENS CHRISTIAN KINIANGI FETERA-T-IL SON SEIZIEME ANNIVERSAIRE EN RETENTION ?

A Amiens, la semaine dernière, la police s’est livrée à un festival : rafle d’adolescents à l’aube, test d’âge osseux sans valeur scientifique, mise en rétention de mineurs.

Mardi 15 février au matin, une bonne vingtaine de policiers ont procédé à des arrestations massives et ciblées en un lieu déterminé. Ce qu’en français on appelle une rafle. Leur cible ? De jeunes étrangers, mineurs isolés hébergés dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) à Amiens.

Les neufs garçons ont été cueillis au sortir de la douche, embarqués sans ménagements, placés en garde à vue puis dispersés dans quatre centres de rétention (Oissel, Mesnil-Amelot, Vincennes, Plaisir). Extrapolant à partir d’estimations de leur âge osseux, le préfet de la Somme les accuse de mentir et d’avoir plus de 18 ans contrairement à ce qu’ils affirment et contrairement à ce qu’attestent les documents en possession de certains d’entre eux. Assurer leur protection et la sécurité de leur avenir, au regard des catastrophes que leurs courtes vies ont déjà accumulées n’est visiblement pas le souci du préfet. Sa préoccupation ce sont ses chiffres d’expulsion. Pas plus, pas moins.

Créés dans les années trente pour une population européenne et utilisés à des fins thérapeutiques, ces tests normalement destinés à mesurer d’éventuels retards de croissance, n’ont aucune valeur pour établir l’âge civil des individus (marge d’erreur de plusieurs années), et moins encore appliqués à de jeunes africains du XXIe siècle ! Tout juste peuvent-ils servir de caution pseudo-scientifique à une politique inhumaine. La plupart des pays ont renoncé à les utiliser dans ce but. En France, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a été condamné en septembre 2010 à verser 10 000 € de dommages et intérêts à un mineur ghanéen, Samuel Johnson, qu’il avait tenté d’expulser en 2005 sur la base de cet examen.

Huit des neuf garçons arrêtés à Amiens le 15 février ont été libérés. Certains par le juge des libertés et de la détention mais d’autres par le tribunal administratif qui, au vu des extraits d’actes de naissance produits, a estimé qu’ils étaient bien mineurs, confirmant ainsi le manque de fiabilité des tests d’âge osseux.

Même si la quasi-totalité des jeunes est maintenant libre, l’affaire n’est pour autant pas close. Il faut que le nouveau ministre de l’Intérieur et de l’Immigration s’explique sur les conditions de leur interpellation. Considère-t-il légitime le déploiement de forces de police au petit matin dans un foyer pour mineurs pour procéder à des arrestations massives ? Autrement dit, revendique-t-il sa fonction de ministre de la rafle, celle qu’il a si longtemps assumée comme secrétaire général de Sarkozy ? Estime-t-il normal l’enfermement de mineurs qui n’ont commis aucun délit ?

Le tribunal administratif de Pau a condamné le préfet des Pyrénées-Atlantiques pour des faits similaires à ceux qui se sont déroulés à Amiens. La possibilité de déposer une plainte contre le préfet de la Somme est à l’étude. Mais, quoi qu’il en soit, la pratique des tests d’âge osseux pour faciliter et justifier des expulsions doit cesser. Le nouveau ministre de l’Intérieur, vieil adepte de la chasse à l’enfant doit s’y engager.

Enfin, Christian Kiniangi, mineur isolé Congolais (RDC), collégien, le dernier jeune d’Amiens encore en rétention doit être immédiatement libéré. Son extrait d’acte de naissance corrobore ce qu’il affirme : il est né le 5 mars 1995. Faute d’être libéré, il « fêtera » son seizième anniversaire au centre de rétention de Plaisir.

De nombreuses actions ont eu lieu à Amiens (réunions, rassemblements, interventions de personnalités). A Plaisir Christian a reçu des visites quotidiennes. Il aura celles d’élus PS, Verts, PCF dans les prochains jours. La pétition demandant sa libération doit être signée massivement. Enfin, il est possible (et souhaitable) de faire savoir aux responsables ce qu’on pense de leur action, sans diffamation ni injures auprès du préfet de la Somme mais aussi du ministère de la chasse à l’enfant et de la présidence.

Préfecture de la Somme :

courrier@somme.pref.gouv.fr et lena.cojan@interieur.gouv.fr

Canjian GAO (né le 1/12/1973) a été arrêté pour défaut de titre de séjour le mercredi 9 février, dans le métro, alors qu’il se rendait à son travail.

Sa reconduite vers la Chine était prévue jeudi 25 février sur le vol AF 126 à 18h55. Il n’a finalement pas été embarqué mais ramené au centre de rétention administrative de Vincennes. M. GAO a comparu le 26 février devant le JLD, qui a décidé de son maintien en rétention pour 5 jours. Il est expulsable à tout moment.

Or M. GAO est présent en France depuis 10 ans à quelques mois près ! Il travaille et vit avec sa femme et ses deux enfants dans le 19ème arrondissement de Paris. Ses enfants sont scolarisés au collège Charles Péguy (19è) : sa fille en 5e, son fils en 6e. Cette famille a construit sa vie sur le sol français et serait brisée par la reconduite en Chine de leur père et son mari.

La tentative de reconduite vers la Chine dont M. Gao a déjà fait l’objet a été éprouvante pour lui et sa famille. Les conséquences psychologiques et matérielles sont extrêmement lourdes pour ses deux enfants et risquent d’handicaper durablement leur avenir. Ils ne devraient pas subir une telle angoisse ! Ils doivent pouvoir vivre et étudier paisiblement, comme tous les enfants de leur âge. Quel sentiment croit-on faire naître chez les élèves, les amis de ces deux enfants, témoins impuissants de ce qui leur arrive ? Ils comprennent parfaitement toutes les conséquences immédiates et futures qu’aurait l’expulsion de leur père sur leurs camarades, et que la profonde injustice qui leur est faite ne leur échappe pas. Que doivent-ils penser de voir ainsi les valeurs d’égalité et de protection de l’enfance, qu’on leur enseigne dans leur famille et à l’école, bafouées d’une manière aussi dramatique et systématique par les autorités ? On ne peut considérer ces traumatismes comme de simples dégâts collatéraux ?

Nous demandons le respect de l’intérêt supérieur des enfants de M. GAO, telle qu’elle est définie dans la Convention internationale des droits de l’enfant et exigeons l’annulation de sa reconduite vers la Chine, sa libération et la réexamen de sa situation administrative en vue de sa régularisation. La place de M. Gao est avec sa famille, ses amis, ses collègues, ses voisins. Ici, en France. Pour protester (fermement mais sans injure ni diffamation) :

fax de la Préfecture de Police de Paris : 01 53 71 67 23

Mail de la Préfecture de Police de Paris :

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

Zhijie LAN a été arrêté lors d’un contrôle d’identité le 16 février 2011.

Depuis, enfermé au centre de rétention de Vincennes, il vit dans l’angoisse d’être expulsé. Il est pourtant en France depuis huit longues années et travaille dans le bâtiment (la préfecture le sait bien puisqu’elle l’a déjà arrêté sur un chantier en 2008). La femme de M. Lan et son fils de 6 ans (né en France) n’imaginent pas une seconde comment ils pourront subsister s’il était expulsé.

Est-ce le calcul que font les préfets en ciblant systématiquement les pères ? Veulent-ils s’en servir comme une arme contre leur femme et leurs enfants ?

La femme de M. LAN travaille comme serveuse, et s’occupe activement de son fils. Cet enfant est visiblement content d’étudier dans ce pays. La famille souhaite donc continuer à construire son existence en France, et ne demande aucune faveur particulière, aucun cadeau, à l’Etat français. Simplement le droit de travailler légalement et d’être traitée avec dignité et respect par l’administration. En programmant cette expulsion c’est la dévastation d’une famille que M. Gaudin, le préfet de Paris prépare, la destruction de tous ses efforts pour vivre mieux. Une injustice de plus à porter à son palmarès, déjà très chargé, de casseur de familles et destructeur de couples.

fax de la Préfecture de Police de Paris : 01 53 71 67 23

Mail de la Préfecture de Police de Paris :

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr


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