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15 novembre 2011

CDEN du 14 novembre 2011

Ce CDEN est le premier présidé par le nouveau Préfet des Landes Alain Zabulon. Les représentants FSU se sont une nouvelle fois agacés face à une administration vantant une rentrée réussie.

Déclarations et remarques préalables :

Nous commençons ce CDEN par le vote du pv du CDEN du 8/04/2011 : Mr Allimant (personnalité désigné par le Président du Conseil Général) souligne avec la FSU qu’il manque au PV la mention du vœu intersyndical sur le manque de moyens du département voté à l’unanimité moins une voix d’un élu de l’UMP.

Ensuite viennent les déclarations des différentes organisations syndicales (déclaration FSU en pièce jointe). A noter que pour Force Ouvrière, la baisse de la participation aux élections professionnelles n’est pas de la responsabilité du ministre et de l’administration mais plutôt des autres organisations syndicales signataires des accords de Bercy. Nous tenons à rappeler que ces accords ont pour principal objectif de déterminer la représentativité syndicale par le vote des salariés (quoi de plus démocratique !) et non sur une représentativité lié à l’histoire (une sorte d’héritage sur lequel s’arqueboutent la CFTC et Force Ouvrière).

La FCPE interroge l’IA sur la communication des résultats des élections de parents d’élèves. L’IA lui annonce que ces résultats sont déjà communiqués.

Le Président du Conseil Général se fait l’échos de l’association des maires ruraux de France qui souhaiteraient que le CDEN prennent en compte leurs considérations. Il critique la baisse de subventions allouées aux associations complémentaires de l’Education Nationale (30%). Il demande au préfet que le prochain cden de rentrée s’effectue avant le mois d’octobre ce qui semble faire l’unanimité des membres de ce comité. M. Emmanuelli évoque la situation du nouveau collège de St Paul Lès Dax et se fait l’écho de la revendication de la FSU qui dénonce le manque de personnel encadrant (1 principal adjoint, 1 CPE et des assistants d’éducation). Il explique, pour sa part, que le Conseil Général fait ce qu’il peut en matière de TOS.

Le préfet rappelle que le CDEN est une instance importante d’échange et prend note du souhait d’organiser le cden de la rentrée 2012 beaucoup plus tôt.

L’IA annonce que pour le nouveau collège de St Paul Lès Dax, les effectifs enseignants sont dans la moyenne (E/D=25.37), que pour les non enseignants les ratio académiques ont été respectés et qu’il se rendra le 18 novembre dans ce collège pour étudier la situation.

La FSU informe qu’il est urgent de donner des moyens à ce collège avant qu’il ne soit trop tard et que la grève illimitée votée par les collègues prouve que cette urgence est réelle. En cela la FSU est rejoint par l’UNSA Education. L’IA répond à côté des revendications, ce qui ne présage rien de bon pour ce collège qui vit des débuts bien difficiles.

Le CG présente ses projets de sectorisation notamment avec la future ouverture du collège de St Geours de Maremne.

Bilan de rentrée :

Même débat qu’en CTPD où l’IA affiche un bilan optimiste en s’appuyant sur les résultats des élèves landais aux différentes évaluations (CE1, CM2 ; brevet, BAC, BTS..) et que cela prouve que les réformes mises en place depuis 2007 vont dans le bon sens et que l’égalité des chances ne peut plus être contredite. Les représentants de la FSU s’opposent à ce discours en précisant qu’il y a trop d’élèves en difficultés qui sont laissés « au bord du chemin » et que les suppressions des personnels RASED (encore 4 cette année) ne vont pas dans le bon sens. L’IA estime que le souci des RASED dans les Landes est surtout lié à leur mauvaise implantation géographique et qu’il serait souhaitable de redéployer des postes du sud-ouest du département vers le nord qui en a plus besoin. Pour la FSU, ce n’est pas en déshabillant Paul qu’on habillera mieux Pierre. Nous élus du personnel rappelons que les personnels RASED de la Circonscription de Tyrosse ne sont pas sans rien faire et que si ce secteur présente moins d’élèves en difficultés, c’est en partie du au travail réalisé par nos collègues spécialisés. Il faut arrêter de nous asséner que l’on peut faire mieux avec moins. Nous ne pouvons pas l’entendre !

La FSU rappelle que si notre E/D peut paraître assez bon par rapport aux autres départements, il en est tout autrement concernant le P/E qui nous paraît un indicateur plus révélateur de la situation du département car celui prend en compte tous les enseignants y compris ce qui ne sont pas considérés comme étant face à des élèves (RASED, CPC, remplaçants….). Nous rappelons que la ruralité de notre département n’est pas assez prise en compte et qu’une attention particulière devrait portée aux classes multi-niveaux. Nous nous insurgeons contre la politique de formation continue du département qui n’ose pas avouer qu’elle n’a plus les moyens de former ses personnels. Un comble pour des salariés ayant comme mission principale de former les citoyens de demain.

La FSU s’associe à la FCPE pour dénoncer l’inquiétante baisse du taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans dans notre département. Les parents d’élèves demandent à ce que l’IA mette en place une commission, ouverte aux membres du CDEN, sur cette scolarisation. L’IA rappelle que ces enfants là ne sont pas comptabilisés pour créer une classe mais reste ouvert à une réflexion qualitative sur la scolarisation des moins de 3 ans.

La FCPE rappelle la loi qui stipule que tous les enfants de 6 ans doivent être vus par un médecin scolaire et s’insurge sur le fait que l’administration, faute de médecin, demande aux infirmières de les suppléer (pour rappel, la FSU et son syndicat d’infirmier, le SNICS-FSU avaient alerté la presse sur cette dérive). Pour seule réponse l’IA estime que tous les enfants n’ont pas besoin d’être vus par un médecin. Encore une fois on bafoue les principes de la République au nom d’économies budgétaires.

La FSU dénonce la lourdeur croissante des effectifs dans les classes des collèges et lycées des Landes. Au niveau des Collèges d’Enseignement Secondaire , la FSU ne comprend pas et s’oppose au fait que 29 classes ont 29 élèves alors que ces structures sont limitées à 28 places assises pour les élèves. Pour nous il y a un problème de sécurité et de responsabilité. Mais le CG 40, qui en a la charge matérielle, doit pouvoir avoir une position claire sur ce sujet face à cette évolution imposée par l’ E N . Les problèmes perçus au niveau de la sectorisation viennent du fait que la carte scolaire est détournée et que cela déséquilibre les effectifs sur certains CES ruraux notamment autour des villes de grenade Aire sur Adour, ou de St Sever. Si cela n’est pas bien équilibré cela peut coûter plus de 3 millions d’euros au CG 40 car alors il faut engager des travaux sur certaines villes tandis qu’il y a des places dans le collège à côté.

Dans les LP la FSU fait remarquer que le bilan sur la rentrée 2011 est tardif et que l’IA 40 amuse le CDEN autour de la bulle des bac pro 3 ans, que nous nous appelons le « bourrelet du bac pro 4 ans » car pendant ce temps l’IA 40 prépare avec les proviseurs « en secret » une désastreuse liposuccion au niveau de la carte des formations professionnelles tant au niveau des places offertes que des divisions mises en place donc, de ce fait, ,des postes des PLP.

La FSU demande que l’EREA des Landes qui recrute ses élèves au niveau régional, plus particulièrement dans le 64 et le 40, puisse pour le moins absorber les effectifs des SEGPA de notre département en ouvrant des sections ou des places dans les sections notamment du secteur bâtiment. En effet il se trouve des élèves en situation difficile qui doivent aller dans le privé ou à la mission locale. L’I A répond que les besoins ne sont pas tels car il y a des places vacantes à l’EREA….

Oui mais pas dans le domaine invoqué par la FSU………..

Après avoir voté pour la désignation et l’implantation des nouveaux DDEN (délégués départementaux de l’éducation nationale), la FSU fait remarquer que les lycées privés, avec un E/D de 20.90, sont beaucoup mieux lotis que les lycées publics, avec un E/D de 28.78. L’IA nous répond que la différence est due au fait que le privé compte moins d’élèves : « Qu’est ce que vous voulez faire ? » La FSU rappelle qu’il serait possible de rebasculer des moyens alloués au privé vers le public pour qu’il y ait une réelle équité par la fongibilité des budgets éducation ou par la fongibilité asymétrique. Nous citons l’exemple récent du sénateur Carles (UMP) qui, aidé de sa famille politique et du gouvernement, n’avait pas eu de mal à soustraire 20 millions d’euros à l’école publique pour les donner à l’enseignement privé. M l’I A 40 répond que non ce n’est pas le même Budget OP …………..(voir LOLF).

Conclusion de ce CDEN quelque peu plombé par le contexte de pénurie imposé par le gouvernement :Il est grand temps de peser collectivement pour obtenir d’autres choix politiques et budgétaires pour l’école.

La délégation FSU : Damien Delavoie (secrétaire départemental), Cécile Texier (SNUipp), Philippe Miquel (SNUipp), Jean Michel Téodori (SNES),Jean Bernard Coussirat (SNUEP)

 

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